Jean-Claude HIREL
Président de l'association
Depuis plusieurs mois, un certain nombre d'hôpitaux PSPH souhaitaient se regrouper en association. Le jour J de l'annonce du lancement de l'association des hôpitaux privés sans but lucratif (HPSBL) est arrivé. Cinq hôpitaux de l'Île de France ont pris l'initiative de lancer cette association.
Pour autant, il ne s'agit pas d'une association parisienne mais simplement d'un regroupement d'opportunité. Nous souhaitons vivement que d’autres membres rejoignent l'association le plus rapidement possible.
Les turbulences financières provoquées par la mise en œuvre mal préparée de la T2A, les interrogations sur l'avenir et sur l'existence même de ces hôpitaux ont conduit à accélérer la prise de conscience de la nécessité de s'unir.
Placés entre l'hôpital public et les cliniques privées, les hôpitaux PSPH -hôpitaux privés participant au service public hospitalier - sont peu connus du grand public, et mal identifiés par les tutelles, comme l'a montré l'excellent fascicule de l'institut Montaigne intitulé «Hôpital, le modèle invisible ».
Les PSPH, qui sont, en réalité, plus des hôpitaux publics à statut privé, ont montré qu'ils avaient une place entière dans le système de santé français. Le classement annuel du Point montre qu'ils peuvent rivaliser avec les meilleurs hôpitaux et même être en tête dans certaines spécialités.
Cette association n'est pas une machine de guerre contre les Agences Régionales de l'Hospitalisation ni contre le Ministère de la santé. Le Ministre Xavier Bertrand a montré qu'il était à l'écoute des problèmes des PSPH, et il a lancé en 2005 des actions d'urgence qui permettent à plusieurs hôpitaux d'éviter le pire. La démarche des CREF (plan de retour à l'équilibre) initalisée par les Agences régionales va dans le bon sens. Mais nous pensons que les problèmes doivent être traités dans la durée et que l'une des questions les plus importantes, notamment dans la perspective de convergence des systèmes de santé que sous-tend la T2A, reste celle de l'égalité de traitement des hôpitaux, tout en admettant que les dotations du type MIGAC -mission d'intérêt général - puissent être des éléments de spécialisation des divers systèmes de santé.
Cette association n'est pas non plus une machine de guerre vis-à-vis des fédérations d'hôpitaux. Nous considérons simplement que ces fédérations qui couvrent un domaine beaucoup plus large que celui des PSPH peuvent ne pas avoir les mêmes priorités et que ceux-ci qui doivent prendre leur destin en main tout en restant liés aux fédérations.
En un mot nous pensons que les hôpitaux PSPH ont un intérêt à se grouper et à s'unir pour échanger de l'information pour mettre en commun leurs problèmes et leurs solutions, pour se faire connaître et reconnaître, pour faire des propositions aux tutelles à fin de maintenir et de développer ce modèle d'hôpital qui, alliant capacité d’adaptation et qualité des soins et de relation avec les patients, cumulent les avantages des hôpitaux publics et de cliniques privés.
VENEZ NOMBREUX NOUS REJOINDRE (Voir "comment s’inscrire")
Commentaires